RB JEROME BEL
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titre : The show must go on (2001)

conception et mise en scène : Jérôme Bel
musique : Leonard Bernstein, David Bowie, Nick Cave, Norman Gimbel and Charles Fox, J. Horner, W.Jennings, Mark Knopfler, John Lennon and Paul Mac Cartney, Louiguy, Galt Mac Dermott, George Michael, Erick "More" Morillo and M. Quashie, Edith Piaf, The Police et Hugh Padgham, Queen, Lionel Richie, A.Romero Monge and R. Ruiz, Paul Simon
création : Paris, 4 janvier 2001, Théâtre de la Ville
interprétation : Sonja Augart, Nicole Beutler, Eric Affergan, Dina Ed Dik, Juan Dominguez, Marie-Louise Gilcher, Claire Haenni, Cuqui Jerez, Henrique Neves, Frédéric Seguette, Amaia Urra, Olga de Soto, Peter Vandenbempt, Hester Van Hasselt, Olivier Casamayou, Ion Munduate, Aldo Lee, Benoît Izard, Esther Snelder, Tino Sehgal, Yseult Roch, Eva Meyer-Keller, Simone Verde, Petra Sabish, Gisèle Pelozuelo, Germana Civera
assistants : Frédéric Seguette, Olga de Soto
casting : Barbara Van Lindt et Jérôme Bel
direction technique : Gilles Gentner
production : Théâtre de la Ville (Paris), Gasthuis (Amsterdam), Centre Chorégraphique National Montpellier Languedoc-Roussillon (Montpellier), Arteleku Gipuzkoako Foru Aldundia (San Sebastián), R.B. (Paris)

durée : 90 minutes
note : pièce inscrite au répertoire de la Deutsches Schauspielhaus de Hambourg (2000-2005) et au répertoire du ballet de l'Opéra de Lyon (2007-2014)
Jérôme Bel a reçu un Bessie Award pour les représentations de The show must go on à New York en 2005.

R.B. Jérôme Bel reçoit le soutien de la Direction régionale des affaires culturelles d'Île-de-France - Ministère de la Culture et de la Communication, de l'Institut Français - Ministère des Affaires Etrangères - pour ses tournées à l’étranger  et de l'ONDA - Office National de Diffusion Artistique - pour ses tournées en France
R.B. Jérôme Bel :
conseil artistique et direction exécutive : Rebecca Lee
administration : Sandro Grando
site internet : www.jeromebel.fr



Avec The show must go on, Jérôme Bel dissèque les mécanismes du spectacle, en mettant en scène une vingtaine d'interprètes, avec un DJ qui enchaîne les tubes des trente dernières années. Il joue avec les attendus de la représentation et les effets-miroirs entre danseurs et spectateurs.

Alors que le dramatique sur scène peut parfois requérir ou exiger mon attention au coup par coup, la magie de The show must go on, comme dans nombre de pièces de Bel, naît de ce que l'artiste me donne le temps et l'espace pour voir, pour m'ennuyer, pour y trouver un intérêt. L'uniformité de la ligne, la plasticité des acteurs qui se mettent au travail, la lenteur des changements dans la pièce et la simplicité des mouvements, tout cela dissimule (ou plutôt produit) une profusion de détails vivants, stupéfiants.

Tim Etchells

 

La possibilité d'une œuvre d'art aujourd'hui, même une chorégraphie, n'est pas d'énoncer un propos mais d'inviter le spectateur à se réinventer lui-même, ou peut-être d'une manière moins utopique, à rechercher son idéologie du regard, à se construire lui-même. L'œuvre d'art ne peut rien dire en elle-même, elle peut représenter une idée politique ou un concept, mais aujourd'hui l'œuvre d'art est une formulation d'elle-même. L'œuvre d'art ne peut qu'étudier, ou rechercher, son propre domaine, et devenir consciente à travers la réflexion (per speculum in aenigmae), c'est seulement à partir de cette prise de conscience qu'elle peut devenir l'expérience de Soi-même (le spectateur) mais jamais l'expérience de quelque chose d'autre. Participer à une expérience artistique est toujours l'expérience du Soi.

Marten Spangberg

 

Bernard : « Tiens, il marche maintenant ton poste.
Je suis content que tu t’intéresses aux nouvelles, de savoir ce qui se passe dans le monde ».
Mathilde : « Non, j’écoute uniquement les chansons parce qu’elles disent la vérité. Plus elles sont bêtes plus elles disent la vérité, d’ailleurs elles ne sont pas bêtes. Qu’est-ce qu’elles disent, elles disent, ne me quitte pas ou ton absence a brisé ma vie ou je suis une maison vide sans toi ou laisse moi devenir l’ombre de ton ombre ou bien sans amour on est rien du tout ».
Bernard : « Bon, Mathilde, il faut que j’y aille maintenant. Je reviendrai ».

Extrait du dialogue de La femme d’à côté de François Truffaut, entre Fanny Ardant (Mathilde) et Gérard Depardieu (Bernard)

 

Empty spaces - what are we waiting for
Abandoned places - I guess we know the score
On and on
Does anybody know what we are looking for
Another hero another mindless crime
Behind the curtain in the pantomime
Hold the line
Does anybody want to take it anymore
The show must go on
The show must go on...

Extrait des paroles de The show must go on, Queen